J'ai testé pour vous

Bien commencer 2017

Vous les voyez venir les résolutions moisies et intenables sur le long terme? Non? Tant mieux j’ai arrêté aussi! Après avoir lu quelques articles de blogueuses que je suis depuis quelques années sur ce sujet, j’ai été prise de panique. Je n’avais AU-CUN objectif pour 2017. Aucun. Changer de job? Check. Acheter une maison? Check depuis 2014. Me marier? Check. Avoir un enfant? Bordel foutez-nous la paix avec cette question! Apprendre à courir 5KM? Check (bon OK va falloir que je m’y remette). Oh mais attendez… J’en ai bien trouvé 3, 4 des objectifs pour 2017 !

1. Booster mon activité complémentaire

Je travaille à temps plein dans une société, et le reste du temps, je bosse pour mon propre compte. Je suis graphiste et web designer. J’ai lancé « Poulette » en juin 2015 et je n’en ai jamais vraiment fait la pub. Ca a toujours fonctionné par bouche à oreille et comme je passais 4h/jour dans les trains jusque juillet 2016, ça m’allait très bien comme ça! Le mariage étant passé, je peux y consacrer plus de temps! On va commencer par finaliser le site web, bosser sur les premières commandes de 2017 et le reste, on verra.

2. Organiser un grand voyage avec mon mari

Nous nous sommes mariés en septembre 2016, et nous avions décidé de partir en voyage de noces en mars 2017. Les aléas de la vie (changement de job notamment) font que nous avons préféré reporter ce projet… Sans se fixer de date. En regardant « Grands Reportages » sur ces familles qui décident de tout plaquer et faire le tour du monde en vélo ou en Camping Car, on a eu des étoiles plein les yeux. Ouais, ils sont passionnants nos dimanches matin en pyjama hein?
On a toujours rêvé de voyager LOIN. Pour le voyage de noces, on s’était arrêtés sur le Sri Lanka et les Maldives… Ou Bali. Ou le Canada. Oh, je rêve de faire du chien de traineau et voir des aurores boréales! Et moi l’Indonésie. Et voir le Machu Picchu. Et la Bolivie, t’as vu comme c’est magnifique? Bref… C’est pas les idées de destinations qui manquent… Du coup l’objectif c’est d’aller fêter le réveillon 2017-2018 au soleil. Oui, on voit loin, mais au moins ça nous laisse le temps de bien préparer le voyage et de mettre de côté!

3. Continuer ce que j’ai entrepris en 2016

Gagner en confiance en soi, profiter de l’instant présent, des plaisirs simples de la vie, faire la fête, ne plus culpabiliser, arrêter les relations toxiques, arrêter de me dire ce que je ne dirai pas à un inconnu, continuer à aller chez la psy, arrêter de me justifier, bref me faire du bien en général! Parce que toutes ces petites choses ont fait que je suis bien dans ma tête/mieux dans ma peau depuis quelques mois. Et c’était pas gagné!

4. Mieux m’organiser

Alors, ça, je sais que ça va pas être facile donc je ne me fixe pas d’objectifs précis. Mais concrètement, j’aimerai pour 2017…
– Me lever plus tôt le matin pour prendre le temps de déjeuner avec un peu de musique et un bon thé. Parce que ça me booste pour toute la journée!
– Mieux planifier les courses et repas de la semaine. Pour ne plus manger de plats tout fait ou craquer trop souvent pour des fast-food. Et du coup, mieux manger, jeter moins de nourriture, …
– Faire du sport au moins deux fois par semaine. Idéalement 3, mais je sais que je ne saurai pas m’y tenir! D’ailleurs, qui vient courir avec moi? :-)
– Lire plus. Quand j’étais plus jeune, je lisais 2 romans par semaine. Le fait  est que je suis toujours occupée avec le même livre depuis… Novembre. Oops. Si vous avez récemment lu des chouettes choses, je suis preneuse!
– Dégager du temps pour finaliser un joli projet avec ma meilleure amie, Happy Mum, et enfin lancer tout ça!

Pour pouvoir justement rester organisée, j’ai depuis longtemps créé des listes de courses/menu/à ne pas oublier cette semaine
Vous pouvez les télécharger ici. Elles tiennent sur un A4, il vous suffit de découper, compléter le dimanche tranquille et hop, on a un aperçu de toute la semaine ! Pour la partie courses, j’ai organisé ça par département. Du moins, ceux du magasin dans lequel je fais mes emplettes! Je gagne énormément de temps grâce à ça. Dites-moi si vous les utilisez et si vous voyez des choses à améliorer dans ces listes! :-)

Listes d'organisation

Bon, l’objectif n’est pas de changer drastiquement mon emploi du temps, mais d’y aller en douceur. Et pouvoir me réveiller le 31 décembre 2017 et me dire que j’y suis arrivée et que je n’ai pas de regrets!

Et vous? Des objectifs? Des résolutions? Ou vous abandonnez ces idées-là depuis longtemps?

J'ai testé pour vous

Etre « grosse » et faire du sport

(J’ai osé dire le mot. GROSSE. Oui madame.)

Récemment, une amie a partagé sur son mur

« les meufs qui tweetent ‘Go à la salle’ mais qui sont toujours grosses, je crois qu’elle parlent de la salle à manger »

et ça m’a foutrement mis en rogne.

Parce que OUI, si tu es grosse, c’est que tu manges de trop. Et que tu te bouges pas.

Clarifions les choses tout de suite, je n’écris pas cet article pour que l’on me dise que non je ne suis pas grosse, c’est pas vraiment le but de la manoeuvre.

Je voudrais juste qu’on lâche un peu les baskets des « grosses ». Pourquoi toujours vouloir le faire remarquer qu’elles ont des kilos en trop et qu’il serait temps de se bouger? A croire qu’il est impossible d’être bien dans sa peau avec des kilos en trop ou une taille qui dépasse le 42.

Je me suis mariée il y a peu et je me suis pris pas mal de remarques dans la tronche. La moins délicate d’entre toutes? « Mais, Zoé… Il va quand même falloir maigrir pour mettre une belle robe blanche, non? » (Si vous avez cliqué sur le lien, sachez que perso, je me trouve plutôt belle dans ma belle robe blanche). Alors évidemment, comme toute future mariée ou presque, j’ai commencé une course aux kilos…

Je me suis tout d’abord inscrite au programme « Je Cours Pour Ma Forme » en septembre 2015. J’ai pris mon courage à deux mains et je me suis inscrite seule. Premier cours, oh joie, je n’étais pas entourée de biscottos et je n’ai senti aucun regard jugeant, ce qui me freine le plus à pousser la porte d’une salle de sport. Il y avait des jeunes, des mamans, et des grand-pères. Des minces, des grands, des anciens-sportifs et des gens comme moi, à qui on a dit « Jamais tu ne sauras courir Zoé, et jamais tu ne seras sportive ».
Rapidement, une, puis deux et enfin trois amis m’ont rejoint. En plus des séances le samedi à 9H, on se retrouvait deux fois par semaine après le boulot et on allait courir ensemble. L’esprit de groupe a très bien fonctionné et on se motivait beaucoup entre nous. A coup de méga raclettes, mais aussi en voyant notre évolution! 12 semaines plus tard, nous avons tous réussi à boucler 5KM, et moi en 38 minutes. Oui, je te vois rouler des yeux et essayer de calculer la moyenne KM/H. Hyper fière de moi, j’ai rapidement été cassée par un ancien collègue qui m’a délicatement sorti « 8KM/H, tu rigoles? C’est la vitesse à laquelle je me balade ». Oui, mais je t’en prie mon coco, cours avec un surpoids et on en reparle. Bref, ça ne m’a pas arrêté, j’ai participé à plusieurs courses avec mon frère et des amis et j’ai a-do-ré ça. Oui madame.
Super motivée, je m’inscris pour apprendre à courir 10KM, mais avec plus d’appréhension. Mes articulations allaient-elles tenir le coup? Allais-je y prendre autant de plaisir? La réponse est… NON. Nouveau niveau, nouveau coach, beaucoup plus militaire, et j’ai encore du essuyer des remarques cinglantes. Je passe au dessus, la course à pied m’a appris à avoir confiance en moi, ce que je n’avais jamais connu avant.
Avec des anciens collègues, on se challenge pour participer au 20KM de Bruxelles. Je prends un dossard, et je commence à sérieusement flipper… Mon objectif était certes, élevé, mais réalisable. Je visais 10KM en courant, 10 en marchant. Je poursuis les entrainements, et là… Je commence à avoir mal aux tendons. Quand ce n’est pas la cheville gauche, c’est le genou droit. Et grave erreur, je minimise les douleurs et je force un peu. J’ai très vite dû arrêter la course à pied et me reposer… Et faire un salut princier à mon objectif. Après plusieurs examens, j’ai les pieds creux et je peux reprendre en portant des semelles. En attendant, la motivation s’est faite la malle. J’ai repris quelques kilos et je n’arrive plus à me motiver à aller courir seule. Je fais donc ce que je peux. Les beaux jours défilant et THE BIG DAY arrivant à grands pas, je réussis à m’y remettre. Mais le bilan est là… je suis bien loin de mon objectif de -15kg. En fait, la veille du mariage, je n’avais réussi à perdre « que » 7KG. Et pourtant je n’avais jamais été aussi bien dans ma peau. J’avais réussi à faire ce que je ne pensais pas faisable. Et surtout en profitant toujours de la vie.

Passé le mariage, j’ai réitéré l’expérience JCPMF mais je n’ai pas tenu le rythme. Plus la motivation, plus les amis qui me soutiennent (coucou, Jonathan, Marie, Lorraine et Romain, vous me manquez!), j’ai du mal de démarrer. La dernière fois que je suis allée courir seule, j’ai eu droit à un doux « grosse truie » de la part d’inconnus ou encore de moqueries d’une mère et son fils. Dur à encaisser.

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Bref, tout au long de mon parcours (1 an en réalité!), je remarque qu’il y a encore du boulot à faire. Je vois partout que l’on prône l’acceptation des autres tels qu’ils sont et l’auto-amour (ça se dit ça?) et pourtant, je ne cesse d’essuyer des remarques blessantes. Comme si, parce que je désire faire du sport, je dois être mince, ou le devenir dans les 3 mois. Alors, s’il vous plait, est-ce qu’on a le droit de faire comme on le souhaite? De faire du sport, en taille 36 ou 54? D’avoir envie d’améliorer sa condition physique, de pouvoir manger ce que l’on veut et maintenir notre poids, ou d’avoir envie de mincir? Et surtout, SURTOUT, d’arrêter de juger sans cesse? Soutenez plutôt vos potes, attrapez votre paire de baskets et accompagnez-les! Et s’ils ont envie de s’enfiler une frite sauce brasil juste après, mais bordel, laissez-les!

Allez, demain j’enfile mes baskets et j’y vais :-)

 

 

 

 

J'ai testé pour vous

Changer

2016 a été une année particulière. J’ai partagé des moments inoubliables avec ma famille, mon -maintenant-mari, mes amis. Mais 2016 m’en a fait pas mal baver aussi. Si je devais retenir une chose des épreuves que cette année m’a fait vivre, c’est que tout est possible. Tant qu’on y croit  et que l’on bosse pour ce que l’on veut. Oui je sais, c’est cliché. Mais cette année j’ai réussi plusieurs choses dont jamais je ne me serais jamais sentie capable de faire. Et j’ai par la même occasion beaucoup appris sur moi-même.

J’ai réussi à dire STOP.

Après bien trop d’années de souffrance, j’ai su mettre des barrières dans une relation qui me détruisait. Non sans aide, non sans difficultés (non franchement, à 6 semaines de mon mariage, j’aurai franchement préféré éviter), mais j’y suis arrivée. J’ai encore du mal à tout gérer, mais je me suis rendue compte de ce que je voulais plus vivre. Dans la vie en général, je ne sais pas vous dire EXACTEMENT ce que je veux. Mais je sais EXACTEMENT ce que je ne veux plus.

Et j’ai donc décidé de mettre fin aux relations toxiques que j’entretenais. Que ce soit avec un parent, ou avec des « amis ».

Et depuis, je respire.

J’ai osé le changement.

J’avais un chouette boulot. Des chouettes collègues. Mais beaucoup de trajets. Je passais 4H par jour en tête à tête avec… la SNCB. Autant vous dire que certains jours, ces rencards étaient vraiment moisis. Certains jours beaucoup moins (Coucou petite perruche). Fatiguée, usée de ne plus pouvoir avoir de vie en dehors du boulot, je m’étais dit « encore 3 ou 4 ans ». Et un jour, une offre d’emploi s’est pointée sous mon nez, à 12 minutes de chez moi. Tout plaquer, abandonner son confort, son train-train quotidien et oser le changement, c’est assez effrayant. Je suis pas du genre à foncer les yeux fermés, mais parfois *pouf* j’ose. Je fonce sans regarder. Mon entourage me l’a déjà fait remarquer, je suis assez chanceuse et je retombe vite sur me pates. Je ne suis pas du genre à me laisser abattre et plus du genre à me faire bouffer par quelque chose qui me gâche la vie. Alors j’ai démissionné.

J’ai donc dit stop aux nuits de 6H, au calcul non-stop de mes heures de sommeil, aux extinctions des feu à 22H (minuit le w-e, quelle folie), aux courses contre la montre le week-end histoire de rattraper le retard accumulé la semaine, à l’absence de vie de couple avec mon mari.

Et j’ai décidé d’avoir une vie en dehors du boulot. Et en fait c’est plutôt appréciable. J’ai toujours été du genre à croire que ton travail définissait qui tu es. Mais au fur et à mesure que la vie avançait (oui je suis consciente qu’en écrivant ça, vous allez penser que j’ai à peu près 60 ans), je me suis rendue compte que je m’éloignais de QUI je voulais être et de la vie dont je voulais. Et que je n’avais rien à prouver à personne, si ce n’est à moi-même.

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J'ai testé pour vous

Aloha!

J’y suis. J’écris les premières lignes de ce blog. Depuis que j’ai 11 ans j’ai tenu des blogs : honteux skyblogs, photos « émo », textes déprimants. Blogs plus joyeux, j’ai amélioré ma (petite) plume, mais jamais, jamais je ne m’y tiens! J’en rêve depuis des années, alors voici mon espace, à moi. Mes petites victoires du quotidien, ce qui me rend heureuse et me fait vibrer. Ca risque de partir dans tous les sens, mais je suis comme ça.

J’ai une tête, deux bras, deux jambes, et j’ai pourtant l’impression d’en avoir parfois une demi-douzaine de chaque. Et puis parfois zéro. Je cours partout, je ne prends le temps pour rien, mais bientôt tout ça va changer (yay!).