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J’ai testé pour vous

J'ai testé pour vous

Faire face à l’échec de la césarienne

(encore un article maternité? Bah ouais.)

Aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais voulu accoucher. Je disais toujours que je voulais bien un enfant, mais PAS accoucher. Ces bébés mauve-blanc gluant qu’on voit dans les films, ces filles hurler, le sang… Ca m’a toujours bieeeeen refroidie. Et puis il y a aussi les copines qui prennent un malin plaisir à te faire peur, en racontant leur accouchement « 48h de travail – horrible – sanglant – traumatisant – véritable boucherie ». Ces accouchements là sont très rares. Et ma main à couper que là dessous, il y aussi un traumatisme qui n’a pas été soigné.

C’était mon cas. J’ai mis plusieurs semaines à m’en rendre compte. Parce que dès qu’un médecin me demandait comment ça allait je m’écroulais. Je comprenais pas pourquoi au début. Et ma (super) sage-femme a mis le doigt sur le problème…

C’était un magnifique dimanche de septembre.

La veille, Romain partait faire la nuit au boulot. Je lui avais dit que je ne le sentais pas qu’il fasse la nuit alors que j’avais déjà dépassé mon terme de 5 jours. Après avoir marché 5km avec mon Léon ( <3 ) qui s’était enfoncé un bout de bois dans le palais, nettoyé toute la maison, … je sentais bien que j’étais crevée.

Vers 5H du matin, je suis réveillée par des douleurs dans le bas ventre. C’est donc ça, des contractions? J’essaie de me rendormir, mais ça revient, toutes les 15 minutes environ. Je téléphone au bloc accouchement. « Prenez un bain madame! Et si ça passe, reposez-vous. Si elles ne passent pas, retéléphonez-nous! ». Et dans le bain, ça s’accélère. Ok. Pas de panique. Il va falloir se bouger. Je retéléphone au bloc. « Il est grand temps de prendre la route! Vous allez vivre une journée magique! ». Heu oui ok. Mais il est 6h du matin et mon mari bosse à 1h de l’hôpital…
Je finis ma valise, je fais la vaisselle, et je prends le volant. Seule. SEULE? Bah oui. J’ai bien cru devoir m’arrêter sur le côté une fois mais la douleur était vraiment gérable. Et de toute façon, je voulais vivre ça seule ou avec mon mari. Mais pas embarquer quelqu’un d’autre là dedans. C’était notre moment. On l’avait tellement attendue cette poulette… 30 minutes plus tard, j’arrive aux urgences. Les sages femmes me prennent en charge, on me fait un monito qui ne montre absolument rien. Si on s’y fiait, je pouvais rentrer à la maison…

Le travail se met en place, je continue à marcher dans les couloirs, j’accompagne la douleur grâce aux outils que m’a donné ma S-F, je me repose sur le ballon, je chante, j’essaie de dormir entre deux contractions. Ma gynéco, qui me savait très stressée d’accoucher n’y croyait pas. Bref, tout se passe à merveille et je me demande vraiment comment on a pu me faire aussi peur de ce moment. L’anesthésiste doit  arriver dans 2h pour la péridurale. Je suis zen. Je sais que cette journée va tout changer. On s’amuse à imaginer le nombre d’heures qui nous séparent encore de LA rencontre. On a calculé que vers 18h, tu devais pointer le bout de ton nez. 

Je me plains de quelques pertes anormales. On me dit que ce n’est rien. L’anesthésiste arrive pour la péridurale. Je suis très crispée.  Les gens en ont tellement raconté sur cette aiguille! Tellement que c’est à partir de ce moment là que tout dérape. L’aiguille, la douleur, ce n’est franchement rien. Une grosse pincette. Mais je m’en étais tellement fait une montagne que j’ai commencé à faire un malaise. Mon coeur s’emballait. Celui du bébé aussi. La sage-femme qui a pris le relai est bien moins douce et compréhensive. Je me fais engueuler parce que je tombe dans les pommes et parce que je pose trop de questions. En 20 minutes, on est bien loin de la bulle de douceur que l’on s’était créés pour t’accueillir. Elle veut percer ma poche des eaux. Une première fois. Et puis une deuxième fois. Et là, ils se rendent compte qu’elle est percée depuis un petit temps. Que mes pertes étaient bel et bien anormales. Le bébé nous envoyait un signal de détresse. Tu remontes, encore et encore. On pousse sur mon ventre, comme si tu allais sortir par magie… Quelle idée. Un monito. Un deuxième, plus performant. Pendant des heures. Des sondes de partout, sur ta tête, qui n’a jamais fonctionné puisque tu te cachais, sur mon doigt, sur mon ventre, … Et toujours nos coeurs qui s’emballent et ces « bip » qui n’arrêtent pas …

« On va devoir aller le chercher votre petit bébé, madame! »

Je m’en souviens encore exactement de cette phrase. Petit moment de panique. Le forceps? La ventouse? Naaaaoooon!
Ha bah non la césarienne. Là, tout s’est très vite enchainé. La blouse. Un lit. Les couloirs. Le mari qui doit faire pipi (véridique!). La poulette ne faisait que remonter dans mon ventre. Tellement que sur la table d’opération j’ai du demander un seau parce que je sentais qu’elle était contre mon estomac. Tout se passe tellement vite que je n’ai pas trop le temps de tout comprendre. Je sais juste qu’il ne nous reste plus que quelques minutes avant de te rencontrer. Les gynécos qui m’ont opéré ont tout fait pour nous déstresser. Mais on a quand même bien paniqués quand il n’ont pas su venir te chercher la première fois. Ces minutes nous ont semblé interminables. Les bras en croix, attachée. Et ce bloc op’ tellement froid….
Et puis un cri. Ce cri. Ton tout premier cri.
On te montre par dessus le drap. J’ai un peu de mal à me dire que c’est toi, là. Je ne voyais pas derrière ce drap… Tu étais brune et les cheveux tout crollés. Et puis très vite tu t’en vas dans les bras de ton papa et là je m’écroule. J’ai envie de me gratter de partout. Je pleure à grands torrents sans vraiment comprendre pourquoi. Partagée entre joie, panique, déception, … Décharge d’hormones? Réalisation?

Toute la journée avait été parfaite. Je m’étais préparée. Je me sentais forte. Je voulais la mettre au monde, MOI. Le scénario était prêt. Tout était en place.
Et ce sont deux autres personnes qui ont du le faire. A ma place. A coup de scalpel et de déplacement d’organes (cadeau). C’est vrai qu’au fond, j’ai peut-être échappé à l’épisiotomie et à des vagues de douleur bien plus difficiles. Mais je me sentais tellement prête. Comme si on m’avait fait un croche-pied au moment ou je prenais mon élan pour sauter par dessus une flaque. Bim.

Il a fallu du temps pour que je l’accepte. C’était ce qu’il y avait de mieux à faire, ça je n’en discute pas. Avec le cordon autour de ton cou, jamais tu ne serais descendue seule. Mais c’était pour moi un échec. Je n’avais pas réussi à mettre mon enfant au monde moi-même. Est-ce que c’était de ma faute? Qu’est-ce que j’avais mal fait? Je me sentais coupable. Je me suis confondue en excuses. Mais personne n’était responsable…
Il y a eu cette longue attente, ce vide, l’absence de peau à peau alors que tu étais avec ton papa, et moi seule en salle de réveil, à décompter les minutes…
On s’est donc découvertes un peu plus difficilement. Il nous a fallu un peu plus de temps. L’allaitement a été difficile. Mais ces échanges, toi contre moi, étaient nécessaires pour s’apprivoiser, pour nous apaiser. Parce que si j’avais souffert de tout ça, toi aussi. Aujourd’hui encore, il y a cette marque sur ton front. Et ma cicatrice. Nos « blessures de guerre » pour enfin y arriver, à notre première rencontre.

J’ai vraiment l’impression que c’est tabou. Quand je voulais parler de ce mal-être que j’avais du mal à comprendre moi-même, on coupait souvent vite la conversation à coup de « Le bébé est en pleine santé, c’est le principal! ». Mais non. Pour bien s’occuper des autres, il faut être bien soi-même. Et donc prendre le temps de parler, avec ses proches ou quand on vous ferme les portes comme c’était mon cas, avec des professionnels. J’ai eu de la chance de tomber sur certains médecins/sage-femmes qui m’ont beaucoup aidé et parlé avec moi. Qui m’ont bien conseillée. Ca a tout changé.

Aujourd’hui je peux parler de mon accouchement sans pleurer (ou bien quelques larmes d’émotion. Mais plus de déception!). J’ai accepté.
La nature fait parfois bien les choses, et puis parfois un peu moins. Et heureusement, la science est là pour nous sauver dans de tels cas. Ma poulette et moi on est en pleine santé, mis à part quelques cicatrices et vergetures. Alors si vous êtes passées par là, parlez-en. Il y a certainement dans votre entourage des maman qui ont difficile avec tout ça. Il faudra un peu de temps. Un peu de larmes. Beaucoup d’acceptation face à l’échec, face à ce corps définitivement marqué, à ce ventre mou. Mais cette blessure, c’est aussi notre plus beau cadeau. Notre enfant!  

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Photo prise sur internet. Si quelqu’un connait l’auteur,
je serai ravie de partager son nom!
J'ai testé pour vous

Ce qu’on ne vous dit pas à propos de la grossesse…

J’ai été silencieuse. Trop. Et je n’ai pas tenu mes « résolutions ».

Je vis pourtant une période heureuse et fascinante pour une femme :

Là, maintenant, tout de suite, je crée la vie.

Vous vous dites que c’est merveilleux. Certains moments le sont, en effet.  Et d’autres parfois beaucoup moins.

Je me dois de préciser que certains points sont ironiques. D’autres non. Vous comprendrez vite lesquels… :-)

Ces mensonges que l’on vous sort durant votre grossesse

Non, vous ne rayonnez pas en étant enceinte

Entre la prise de poids, les boutons, la rétention d’eau, les insomnies, le stress… Non, vous n’aurez pas un visage rayonnant, vous n’aurez pas ce joli ventre rond (d’ailleurs, je suis à 38 semaines et certaines personnes pensent encore que ce n’est que du gras… Pourtant la poulette fait déjà 50CM et plus de 3KG!) et vous vous étonnerez chaque jour de pouvoir transpirer autant. Aaaah les hormones! Le meilleur trimestre est sans doute le deuxième : tout ça s’est un peu calmé, vous prévoyez de plus en plus de choses comme la chambre, la liste de naissance, les insomnies sont moins présentes, vous sentez les premiers mouvements, … Mais méfiez-vous. Juste après, c’est le 3ème trimestre. Et c’est reparti. Un matin, vous vous réveillerez avec des cheveux de princesse et une mine éclatante. L’après-midi, vous pourriez vous servir de vos cheveux comme friteuse et deux énormes boutons blancs ont fait leur apparition en plein milieu du visage (qui c’est qui doit voir ses copines super jolies ce soir-là? Hin?). Mais on tentera encore de vous faire croire l’inverse. « Non mais tu verras, tu rayoooooonnes quand t’es enceinte » c’est vraiment un énorme mensonge.

Vous allez devoir essuyer un tas de questions absurdes

Et vous comptez faire quand le deuxième? Tu viendras soigner mon épisiotomie et puis on en parle? Tu vas accoucher comme les vraies, sans péridurale? (Ah bon? Parce que si je demande une péridurale, c’est pas un véritable accouchement?) Ca va, tu stresses pas trop de devoir expulser un truc de la taille d’une pastèque? (A TON AVIS?!) Vous ne voulez pas dire le prénom? Attends je vais deviner! JACQUELINE! (Raté).

Si vous êtes écartée du travail, c’est mon cas, on vous demandera même ce que vous foutez de vos journées… Et à vrai dire, j’ai pas chômé. On a refait tout l’étage (3 pièces!), on a carrelé la crédence de la cuisine (on avait jamais fait ça avant!), on a retapé un meuble, j’ai appris la couture, on a voyagé un peu, rangé et nettoyé l’entièreté de la maison (la nidation de la future mère), rattrapé de la paperasse qui trainait depuis des années, et un tas d’autres choses. Mais j’ai aussi fait des siestes et maté des saisons entière de mes séries préférées. Oops. Bref, on vous demandera de vous justifier pour pouvoir établir si oui ou non vous êtes une grosse feignasse.

Mais la palme revient sans doute à quelqu’un, qui avant même de me demander comment se portait le bébé, ou même moi, m’a délicatement demandé devant une dizaine d’autres personnes « ET T’AS PRIS COMBIEN DE KILOS? ». Et qui était visiblement très déçue que je n’aie pas enflé tel un poisson lune.

On vous questionnera aussi sur l’éducation que vous désirez donner à cet enfant. Et on vous dira que la prendre trop à bras, c’est pas très bon. La mettre trop dans le berceau, elle aura la tête plate. Si je l’allaite, elle sera trop dépendante de moi. Et si je la nourris au biberon, elle sera moins forte. On saura donc mieux que vous ce qui est bon pour votre enfant. Je ne dis pas que l’on ne va pas se tromper ou que l’on sera des parents parfaits. mais on fera de notre mieux pour que notre fille soit la plus épanouie et en bonne santé. Et si on a des questions, si on est paumés, on sait vers qui on peut se tourner!

Vous allez vous poser un tas de questions absurdes

Ca commencera dès le test positif. « Vais-je faire une bonne mère? » « Vais-je lui donner tout l’amour nécessaire? » « Va-t’on y arriver? » « Elle sera en pleine santé? »
Et des plus rigolotes comme « Merde, c’était quand ma dernière cuite? » « Et si elle est rousse? » « Et si elle est moche? »

Au fur et à mesure de la grossesse, ces questions débiles m’ont peu à peu quitté. On fera du mieux que l’on pourra et pour le reste, on verra!

Votre grossesse ne sera pas forcément bien perçue par tout le monde

Et c’est certainement ça qui fait le plus mal. Les gens ne changeront pas leurs habitudes, leurs caractères, leurs perceptions parce que tout va changer dans votre vie. C’est normal me direz-vous? Vous vous rendrez vite compte que ces personnes ne sont pas indispensables à votre vie, et encore moins à celle de votre enfant qui pointera bientôt le bout de son nez.
Alors que vous souhaitez le meilleur pour votre entourage et feriez presque tout pour ces personnes (que ce soit amis, collègues, famille, …) vous n’aurez pas un merci en retour. Au contraire. On vous évitera, on inventera des excuses, et on vous fera vous sentir indésirable. Oui, c’est encore possible. Et oui, ça fait mal.
En fait j’ai même parfois l’impression que ces personnes auraient souhaité que je ne tombe pas enceinte. Ou que cela ne nous rende pas heureux. J’ai eu beaucoup de mal avec ça au début, je n’arrivais même pas à me réjouir de cette vie qui grandissait en moi tellement certaines personnes voyaient ça (et le voient encore en fait) d’un oeil négatif. Avec le temps je l’ai accepté. Que je tombe enceinte en 2017 ou 2019, la situation n’aurait pas changé. Et ce n’est pas parce que certaines personnes ne sont pas heureuses sur chacun des aspects de leur vie, que vous devez vous interdire de l’être. Ca vous semble logique pour le boulot, pour la maison, … Pourquoi ça ne le serait pas pour les enfants?

Mais surtout. Vous allez vivre des moments que rien ni personne ne peut expliquer

J’ai épousé un homme qui est comme le bon vin : il se bonifie avec le temps. Nous avons chacun notre caractère et ça fait parfois des étincelles, mais voir tout ce qu’il fait pour la venue de notre enfant, l’excitation dans ses yeux quand il s’agit de monter (et essayer!) la poussette, les efforts qu’il a fait et tout ce qu’il a appris pour qu’on ait des chambres dignes de ce nom, son implication dans chacun des préparatifs, ses « bonne nuit mes bébés » et ses « bonne journée mes deux poupées », ça me fait fondre à chaque fois… Je suis fière de l’homme qu’il est devenu (presque 10 ans ensemble, et quasi 1 an de mariage) et ait totale confiance en ce papa parfait qu’il sera.
Nous sommes aussi entourés de membres de la famille et d’amis bienveillants, qui nous soutiennent et nous guident. Parfois sans le savoir. Souvent même! Des remarques encourageantes, des petites attentions, un sms, … On sait sur qui on pourra compter durant l’éducation de notre poulette et on sait qu’elle sera merveilleusement bien entourée. Je ne sais pas si tous ces amis se reconnaîtront dans ces dernières phrases, mais merci à vous <3


 

En réalité, cette grossesse a chamboulé énormément de choses dans ma vie. La perception des relations que j’ai avec mes proches, certaines relations tout simplement, renforcé notre couple, nos attentes de la vie, nos projets, nos rêves, notre futur. On m’avait prévenue que ça changerait beaucoup de choses. Mais je ne m’attendais pas à ce que ça aille aussi vite.

Et je sais que tout ça changera encore à la seconde où l’on pourra la tenir dans nos bras. Je ne vous dis pas comme on a hâte…

Evidemment, je ne me plains pas de ma grossesse dans cet article. Mais il est vrai que c’était un peu une surprise que je tombe enceinte aussi vite, alors qu’on venait de décider de remettre ce projet à plus tard. Je pense aux mamans qui ont eu une grossesse pas facile, mais aussi à toutes celles qui rêvent de devenir maman et qui n’y arrivent pas. Si j’avais une baguette magique, il y a bien longtemps que je m’en serai servie… 

J'ai testé pour vous

Bien commencer 2017

Vous les voyez venir les résolutions moisies et intenables sur le long terme? Non? Tant mieux j’ai arrêté aussi! Après avoir lu quelques articles de blogueuses que je suis depuis quelques années sur ce sujet, j’ai été prise de panique. Je n’avais AU-CUN objectif pour 2017. Aucun. Changer de job? Check. Acheter une maison? Check depuis 2014. Me marier? Check. Avoir un enfant? Bordel foutez-nous la paix avec cette question! Apprendre à courir 5KM? Check (bon OK va falloir que je m’y remette). Oh mais attendez… J’en ai bien trouvé 3, 4 des objectifs pour 2017 !

1. Booster mon activité complémentaire

Je travaille à temps plein dans une société, et le reste du temps, je bosse pour mon propre compte. Je suis graphiste et web designer. J’ai lancé « Poulette » en juin 2015 et je n’en ai jamais vraiment fait la pub. Ca a toujours fonctionné par bouche à oreille et comme je passais 4h/jour dans les trains jusque juillet 2016, ça m’allait très bien comme ça! Le mariage étant passé, je peux y consacrer plus de temps! On va commencer par finaliser le site web, bosser sur les premières commandes de 2017 et le reste, on verra.

2. Organiser un grand voyage avec mon mari

Nous nous sommes mariés en septembre 2016, et nous avions décidé de partir en voyage de noces en mars 2017. Les aléas de la vie (changement de job notamment) font que nous avons préféré reporter ce projet… Sans se fixer de date. En regardant « Grands Reportages » sur ces familles qui décident de tout plaquer et faire le tour du monde en vélo ou en Camping Car, on a eu des étoiles plein les yeux. Ouais, ils sont passionnants nos dimanches matin en pyjama hein?
On a toujours rêvé de voyager LOIN. Pour le voyage de noces, on s’était arrêtés sur le Sri Lanka et les Maldives… Ou Bali. Ou le Canada. Oh, je rêve de faire du chien de traineau et voir des aurores boréales! Et moi l’Indonésie. Et voir le Machu Picchu. Et la Bolivie, t’as vu comme c’est magnifique? Bref… C’est pas les idées de destinations qui manquent… Du coup l’objectif c’est d’aller fêter le réveillon 2017-2018 au soleil. Oui, on voit loin, mais au moins ça nous laisse le temps de bien préparer le voyage et de mettre de côté!

3. Continuer ce que j’ai entrepris en 2016

Gagner en confiance en soi, profiter de l’instant présent, des plaisirs simples de la vie, faire la fête, ne plus culpabiliser, arrêter les relations toxiques, arrêter de me dire ce que je ne dirai pas à un inconnu, continuer à aller chez la psy, arrêter de me justifier, bref me faire du bien en général! Parce que toutes ces petites choses ont fait que je suis bien dans ma tête/mieux dans ma peau depuis quelques mois. Et c’était pas gagné!

4. Mieux m’organiser

Alors, ça, je sais que ça va pas être facile donc je ne me fixe pas d’objectifs précis. Mais concrètement, j’aimerai pour 2017…
– Me lever plus tôt le matin pour prendre le temps de déjeuner avec un peu de musique et un bon thé. Parce que ça me booste pour toute la journée!
– Mieux planifier les courses et repas de la semaine. Pour ne plus manger de plats tout fait ou craquer trop souvent pour des fast-food. Et du coup, mieux manger, jeter moins de nourriture, …
– Faire du sport au moins deux fois par semaine. Idéalement 3, mais je sais que je ne saurai pas m’y tenir! D’ailleurs, qui vient courir avec moi? :-)
– Lire plus. Quand j’étais plus jeune, je lisais 2 romans par semaine. Le fait  est que je suis toujours occupée avec le même livre depuis… Novembre. Oops. Si vous avez récemment lu des chouettes choses, je suis preneuse!
– Dégager du temps pour finaliser un joli projet avec ma meilleure amie, Happy Mum, et enfin lancer tout ça!

Pour pouvoir justement rester organisée, j’ai depuis longtemps créé des listes de courses/menu/à ne pas oublier cette semaine
Vous pouvez les télécharger ici. Elles tiennent sur un A4, il vous suffit de découper, compléter le dimanche tranquille et hop, on a un aperçu de toute la semaine ! Pour la partie courses, j’ai organisé ça par département. Du moins, ceux du magasin dans lequel je fais mes emplettes! Je gagne énormément de temps grâce à ça. Dites-moi si vous les utilisez et si vous voyez des choses à améliorer dans ces listes! :-)

Listes d'organisation

Bon, l’objectif n’est pas de changer drastiquement mon emploi du temps, mais d’y aller en douceur. Et pouvoir me réveiller le 31 décembre 2017 et me dire que j’y suis arrivée et que je n’ai pas de regrets!

Et vous? Des objectifs? Des résolutions? Ou vous abandonnez ces idées-là depuis longtemps?

J'ai testé pour vous

Etre « grosse » et faire du sport

(J’ai osé dire le mot. GROSSE. Oui madame.)

Récemment, une amie a partagé sur son mur

« les meufs qui tweetent ‘Go à la salle’ mais qui sont toujours grosses, je crois qu’elle parlent de la salle à manger »

et ça m’a foutrement mis en rogne.

Parce que OUI, si tu es grosse, c’est que tu manges de trop. Et que tu te bouges pas.

Clarifions les choses tout de suite, je n’écris pas cet article pour que l’on me dise que non je ne suis pas grosse, c’est pas vraiment le but de la manoeuvre.

Je voudrais juste qu’on lâche un peu les baskets des « grosses ». Pourquoi toujours vouloir le faire remarquer qu’elles ont des kilos en trop et qu’il serait temps de se bouger? A croire qu’il est impossible d’être bien dans sa peau avec des kilos en trop ou une taille qui dépasse le 42.

Je me suis mariée il y a peu et je me suis pris pas mal de remarques dans la tronche. La moins délicate d’entre toutes? « Mais, Zoé… Il va quand même falloir maigrir pour mettre une belle robe blanche, non? » (Si vous avez cliqué sur le lien, sachez que perso, je me trouve plutôt belle dans ma belle robe blanche). Alors évidemment, comme toute future mariée ou presque, j’ai commencé une course aux kilos…

Je me suis tout d’abord inscrite au programme « Je Cours Pour Ma Forme » en septembre 2015. J’ai pris mon courage à deux mains et je me suis inscrite seule. Premier cours, oh joie, je n’étais pas entourée de biscottos et je n’ai senti aucun regard jugeant, ce qui me freine le plus à pousser la porte d’une salle de sport. Il y avait des jeunes, des mamans, et des grand-pères. Des minces, des grands, des anciens-sportifs et des gens comme moi, à qui on a dit « Jamais tu ne sauras courir Zoé, et jamais tu ne seras sportive ».
Rapidement, une, puis deux et enfin trois amis m’ont rejoint. En plus des séances le samedi à 9H, on se retrouvait deux fois par semaine après le boulot et on allait courir ensemble. L’esprit de groupe a très bien fonctionné et on se motivait beaucoup entre nous. A coup de méga raclettes, mais aussi en voyant notre évolution! 12 semaines plus tard, nous avons tous réussi à boucler 5KM, et moi en 38 minutes. Oui, je te vois rouler des yeux et essayer de calculer la moyenne KM/H. Hyper fière de moi, j’ai rapidement été cassée par un ancien collègue qui m’a délicatement sorti « 8KM/H, tu rigoles? C’est la vitesse à laquelle je me balade ». Oui, mais je t’en prie mon coco, cours avec un surpoids et on en reparle. Bref, ça ne m’a pas arrêté, j’ai participé à plusieurs courses avec mon frère et des amis et j’ai a-do-ré ça. Oui madame.
Super motivée, je m’inscris pour apprendre à courir 10KM, mais avec plus d’appréhension. Mes articulations allaient-elles tenir le coup? Allais-je y prendre autant de plaisir? La réponse est… NON. Nouveau niveau, nouveau coach, beaucoup plus militaire, et j’ai encore du essuyer des remarques cinglantes. Je passe au dessus, la course à pied m’a appris à avoir confiance en moi, ce que je n’avais jamais connu avant.
Avec des anciens collègues, on se challenge pour participer au 20KM de Bruxelles. Je prends un dossard, et je commence à sérieusement flipper… Mon objectif était certes, élevé, mais réalisable. Je visais 10KM en courant, 10 en marchant. Je poursuis les entrainements, et là… Je commence à avoir mal aux tendons. Quand ce n’est pas la cheville gauche, c’est le genou droit. Et grave erreur, je minimise les douleurs et je force un peu. J’ai très vite dû arrêter la course à pied et me reposer… Et faire un salut princier à mon objectif. Après plusieurs examens, j’ai les pieds creux et je peux reprendre en portant des semelles. En attendant, la motivation s’est faite la malle. J’ai repris quelques kilos et je n’arrive plus à me motiver à aller courir seule. Je fais donc ce que je peux. Les beaux jours défilant et THE BIG DAY arrivant à grands pas, je réussis à m’y remettre. Mais le bilan est là… je suis bien loin de mon objectif de -15kg. En fait, la veille du mariage, je n’avais réussi à perdre « que » 7KG. Et pourtant je n’avais jamais été aussi bien dans ma peau. J’avais réussi à faire ce que je ne pensais pas faisable. Et surtout en profitant toujours de la vie.

Passé le mariage, j’ai réitéré l’expérience JCPMF mais je n’ai pas tenu le rythme. Plus la motivation, plus les amis qui me soutiennent (coucou, Jonathan, Marie, Lorraine et Romain, vous me manquez!), j’ai du mal de démarrer. La dernière fois que je suis allée courir seule, j’ai eu droit à un doux « grosse truie » de la part d’inconnus ou encore de moqueries d’une mère et son fils. Dur à encaisser.

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Bref, tout au long de mon parcours (1 an en réalité!), je remarque qu’il y a encore du boulot à faire. Je vois partout que l’on prône l’acceptation des autres tels qu’ils sont et l’auto-amour (ça se dit ça?) et pourtant, je ne cesse d’essuyer des remarques blessantes. Comme si, parce que je désire faire du sport, je dois être mince, ou le devenir dans les 3 mois. Alors, s’il vous plait, est-ce qu’on a le droit de faire comme on le souhaite? De faire du sport, en taille 36 ou 54? D’avoir envie d’améliorer sa condition physique, de pouvoir manger ce que l’on veut et maintenir notre poids, ou d’avoir envie de mincir? Et surtout, SURTOUT, d’arrêter de juger sans cesse? Soutenez plutôt vos potes, attrapez votre paire de baskets et accompagnez-les! Et s’ils ont envie de s’enfiler une frite sauce brasil juste après, mais bordel, laissez-les!

Allez, demain j’enfile mes baskets et j’y vais :-)

 

 

 

 

J'ai testé pour vous

Changer

2016 a été une année particulière. J’ai partagé des moments inoubliables avec ma famille, mon -maintenant-mari, mes amis. Mais 2016 m’en a fait pas mal baver aussi. Si je devais retenir une chose des épreuves que cette année m’a fait vivre, c’est que tout est possible. Tant qu’on y croit  et que l’on bosse pour ce que l’on veut. Oui je sais, c’est cliché. Mais cette année j’ai réussi plusieurs choses dont jamais je ne me serais jamais sentie capable de faire. Et j’ai par la même occasion beaucoup appris sur moi-même.

J’ai réussi à dire STOP.

Après bien trop d’années de souffrance, j’ai su mettre des barrières dans une relation qui me détruisait. Non sans aide, non sans difficultés (non franchement, à 6 semaines de mon mariage, j’aurai franchement préféré éviter), mais j’y suis arrivée. J’ai encore du mal à tout gérer, mais je me suis rendue compte de ce que je voulais plus vivre. Dans la vie en général, je ne sais pas vous dire EXACTEMENT ce que je veux. Mais je sais EXACTEMENT ce que je ne veux plus.

Et j’ai donc décidé de mettre fin aux relations toxiques que j’entretenais. Que ce soit avec un parent, ou avec des « amis ».

Et depuis, je respire.

J’ai osé le changement.

J’avais un chouette boulot. Des chouettes collègues. Mais beaucoup de trajets. Je passais 4H par jour en tête à tête avec… la SNCB. Autant vous dire que certains jours, ces rencards étaient vraiment moisis. Certains jours beaucoup moins (Coucou petite perruche). Fatiguée, usée de ne plus pouvoir avoir de vie en dehors du boulot, je m’étais dit « encore 3 ou 4 ans ». Et un jour, une offre d’emploi s’est pointée sous mon nez, à 12 minutes de chez moi. Tout plaquer, abandonner son confort, son train-train quotidien et oser le changement, c’est assez effrayant. Je suis pas du genre à foncer les yeux fermés, mais parfois *pouf* j’ose. Je fonce sans regarder. Mon entourage me l’a déjà fait remarquer, je suis assez chanceuse et je retombe vite sur me pates. Je ne suis pas du genre à me laisser abattre et plus du genre à me faire bouffer par quelque chose qui me gâche la vie. Alors j’ai démissionné.

J’ai donc dit stop aux nuits de 6H, au calcul non-stop de mes heures de sommeil, aux extinctions des feu à 22H (minuit le w-e, quelle folie), aux courses contre la montre le week-end histoire de rattraper le retard accumulé la semaine, à l’absence de vie de couple avec mon mari.

Et j’ai décidé d’avoir une vie en dehors du boulot. Et en fait c’est plutôt appréciable. J’ai toujours été du genre à croire que ton travail définissait qui tu es. Mais au fur et à mesure que la vie avançait (oui je suis consciente qu’en écrivant ça, vous allez penser que j’ai à peu près 60 ans), je me suis rendue compte que je m’éloignais de QUI je voulais être et de la vie dont je voulais. Et que je n’avais rien à prouver à personne, si ce n’est à moi-même.

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J'ai testé pour vous

Aloha!

J’y suis. J’écris les premières lignes de ce blog. Depuis que j’ai 11 ans j’ai tenu des blogs : honteux skyblogs, photos « émo », textes déprimants. Blogs plus joyeux, j’ai amélioré ma (petite) plume, mais jamais, jamais je ne m’y tiens! J’en rêve depuis des années, alors voici mon espace, à moi. Mes petites victoires du quotidien, ce qui me rend heureuse et me fait vibrer. Ca risque de partir dans tous les sens, mais je suis comme ça.

J’ai une tête, deux bras, deux jambes, et j’ai pourtant l’impression d’en avoir parfois une demi-douzaine de chaque. Et puis parfois zéro. Je cours partout, je ne prends le temps pour rien, mais bientôt tout ça va changer (yay!).