J'ai testé pour vous

Changer

2016 a été une année particulière. J’ai partagé des moments inoubliables avec ma famille, mon -maintenant-mari, mes amis. Mais 2016 m’en a fait pas mal baver aussi. Si je devais retenir une chose des épreuves que cette année m’a fait vivre, c’est que tout est possible. Tant qu’on y croit  et que l’on bosse pour ce que l’on veut. Oui je sais, c’est cliché. Mais cette année j’ai réussi plusieurs choses dont jamais je ne me serais jamais sentie capable de faire. Et j’ai par la même occasion beaucoup appris sur moi-même.

J’ai réussi à dire STOP.

Après bien trop d’années de souffrance, j’ai su mettre des barrières dans une relation qui me détruisait. Non sans aide, non sans difficultés (non franchement, à 6 semaines de mon mariage, j’aurai franchement préféré éviter), mais j’y suis arrivée. J’ai encore du mal à tout gérer, mais je me suis rendue compte de ce que je voulais plus vivre. Dans la vie en général, je ne sais pas vous dire EXACTEMENT ce que je veux. Mais je sais EXACTEMENT ce que je ne veux plus.

Et j’ai donc décidé de mettre fin aux relations toxiques que j’entretenais. Que ce soit avec un parent, ou avec des « amis ».

Et depuis, je respire.

J’ai osé le changement.

J’avais un chouette boulot. Des chouettes collègues. Mais beaucoup de trajets. Je passais 4H par jour en tête à tête avec… la SNCB. Autant vous dire que certains jours, ces rencards étaient vraiment moisis. Certains jours beaucoup moins (Coucou petite perruche). Fatiguée, usée de ne plus pouvoir avoir de vie en dehors du boulot, je m’étais dit « encore 3 ou 4 ans ». Et un jour, une offre d’emploi s’est pointée sous mon nez, à 12 minutes de chez moi. Tout plaquer, abandonner son confort, son train-train quotidien et oser le changement, c’est assez effrayant. Je suis pas du genre à foncer les yeux fermés, mais parfois *pouf* j’ose. Je fonce sans regarder. Mon entourage me l’a déjà fait remarquer, je suis assez chanceuse et je retombe vite sur me pates. Je ne suis pas du genre à me laisser abattre et plus du genre à me faire bouffer par quelque chose qui me gâche la vie. Alors j’ai démissionné.

J’ai donc dit stop aux nuits de 6H, au calcul non-stop de mes heures de sommeil, aux extinctions des feu à 22H (minuit le w-e, quelle folie), aux courses contre la montre le week-end histoire de rattraper le retard accumulé la semaine, à l’absence de vie de couple avec mon mari.

Et j’ai décidé d’avoir une vie en dehors du boulot. Et en fait c’est plutôt appréciable. J’ai toujours été du genre à croire que ton travail définissait qui tu es. Mais au fur et à mesure que la vie avançait (oui je suis consciente qu’en écrivant ça, vous allez penser que j’ai à peu près 60 ans), je me suis rendue compte que je m’éloignais de QUI je voulais être et de la vie dont je voulais. Et que je n’avais rien à prouver à personne, si ce n’est à moi-même.

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